Pour la première fois, il perd contact avec son père. Silence radio, plus d'un an sans nouvelles. Alors il commence à écrire une chanson. Puis deux. Puis trois. Avec l'idée qu'en les entendant, son père réagirait peut-être — que quelque chose changerait.
Cette fois, l'anglais ne suffit plus. « Pas moyen de me cacher derrière une autre langue. J'avais besoin que mes mots soient compris immédiatement, qu'ils soient directs. » Le français s'impose à lui, sans qu'il ait eu à le décider.
Au même moment, Hugo entame une thérapie de couple qui va tout changer : pour la première fois, il se connecte à ses émotions, comprend les mécanismes de protection qu'il a construits depuis toujours, et apprend à s'ouvrir, à parler. « J'ai ouvert les vannes, et j'ai écrit cet album. » Dans ces dix chansons, il dépose tout ce qu'il n'arrivait pas à dire de vive voix à ses proches : ses peurs les plus intimes, sa colère, mais aussi son amour, immense. Une manière bien à lui de se soigner.
Entièrement en français, cet album — le plus personnel qu'il ait écrit — s'accompagne aussi d'une évolution sonore. Co-réalisé et arrangé avec Lilian Mille et Léo Fumagalli, il explore de nouveaux instruments, de nouvelles textures, pour un équilibre inédit entre la pop folk qui a construit son univers et une sensibilité indie-alternative plus organique.
L’album aurait pu s'appeler Famille, Thérapie ou Mise à nu. Hugo a choisi Bleu, en écho au surnom que lui donnaient ses proches, enfant : Hugo Bleu.


